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Jardiner est un plaisir immense. Métamorphoser son lopin de terre en un paradis végétal, et produire ses propres fruits et légumes préférés reste un bonheur intarissable. Quoi de plus satisfaisant et de plus économique que de cultiver les aliments savoureux qui finiront dans notre assiette !
Pour les amoureux du potager, découvrez les merveilles qui nous entourent. Pour le plaisir des yeux, entrez dans le monde fascinant de la photo nature.
Attention, la passion de la culture potagère est très « contagieuse ».
Merci de votre visite.

GILBERT PASQUET APICULTEUR-RÉCOLTANT



COMMENT ET QUAND RÉCOLTER LE MIEL
Quand récolter ?
[…] Le miel ne doit être récolté que lorsqu'il est mûr, c'est-à-dire suffisamment sec pour se bien conserver. Son humidité ne doit pas dépasser 18 % pour tous les miels, sauf la bruyère. D'instinct nos avettes savent à quel moment le produit de leur travail est en état de bonne conservation et aussitôt elles le protègent avec une fine pellicule de cire, un opercule. Lorsqu'un cadre est entièrement operculé, c'est un indice de maturation et généralement son taux d'humidité est inférieur à 18 % ; mais ce n'est pas toujours le cas. Quelquefois pressées par les rentrées de nectar et les difficultés de l'assécher dans une atmosphère environnementale trop humide, nos abeilles operculent un miel qu'il faudra assécher. Dans certaines régions c'est souvent le cas du miel d'acacia.
En pratique, il est conseillé de ne récolter que les rayons entièrement garnis et operculés ; parfois bien sûr pour éviter de revenir pour 1 ou 2 cadres, on peut retirer un cadre operculé au ¾. Par acquit de conscience, pour s'assurer que ce miel non encore operculé est pourtant mûr, une petite tape sur la barrette supérieure du cadre tenu en main, ne doit pas provoquer d'éclaboussures. Si des gouttes de miel giclent encore, ce miel n'est pas mûr ; mieux vaut attendre encore un peu avant de le récolter. Un miel qui n'est pas encore à maturité complète est trop liquide et une fois extrait, il risque de contenir des spores de levure ou des moisissures qui le feront fermenter. Un miel fermenté est impropre à la consommation tant pour l'homme que pour l'abeille. Du miel qui fermente prend un goût extrêmement désagréable et il n'est pas recommandé d'en mettre sur la table de l'un de vos amis.
Les cadres non retirés sont rassemblés au centre de la hausse et les vides sont comblés avec des cadres de réserve. Sinon, après extraction, les cadres seront rendus aux abeilles, au début de la nuit, après avoir été vaporisés avec de l'eau pour éviter une excitation au rucher. Dans les régions sans colza et si vous désirez récolter un miel toutes fleurs, rien ne presse. En cas d'abondance de récolte, vous pouvez envisager la pose d'une deuxième hausse et même de plusieurs. La hausse supérieure pourra contenir des cadres de cire gaufrée, ce qui présente un avantage certain. Si la colonie est forte nous tirons les jeunes ouvrières vers le haut. Nous combattons un peu l'essaimage, pour arriver à une bonne et abondante récolte de miel.
Par contre dans les régions de colza, il est prudent de surveiller le remplissage des hausses, de récolter les rayons au ¾ operculés et de les extraire rapidement. Le miel de colza cristallise très rapidement, même dans les hausses. C'est pourquoi dès que les champs passent du jaune au brun foncé, il faut récolter sans attendre.
Technique de récolte
Il est préférable de choisir une journée calme, ensoleillée et favorable au travail des abeilles. Évitez surtout les journées orageuses ou venteuses ; les abeilles vous feraient connaître rapidement leur désaccord. On peut intervenir soit le matin à la fraîche (les butineuses sont encore nombreuses dans la ruche mais le calme règne), soit en fin d'après-midi. C'est la solution que je préfère, car cette intervention met les ruches concernées et par contagion tout le rucher en effervescence. Avec la tombée de la nuit (la nuit porte conseil) le calme revient rapidement et réduit ou supprime totalement l'excitation que nous aurons déclenchée par nos manipulations plus ou moins malheureuses. Pensez surtout au voisinage ; l'apiculteur étant de moins en moins toléré, il importe qu'il se fasse oublier, surtout pendant ces interventions qui peuvent provoquer quelques réactions piquantes.
Les méthodes de récolte sont diverses et toutes ont des avantages et des inconvénients ; tout dépend du nombre de ruches et de l'emplacement du rucher.
1) Récolte cadre par cadre : C'est la plus ancienne et la plus simple. Par le trou d'envol, je donne quelques jets de fumée pour mettre les abeilles en bruissement : (une abeille gorgée de miel est moins agressive). Une ou deux minutes plus tard je découvre la section de hausse dans laquelle je veux intervenir ; un petit jet de fumée rasante c'est suffisant (surtout pas d'excès de fumée, le miel est un produit délicat), je retire le cadre de rive et ainsi de suite, une légère tape sur la barrette supérieure du cadre fera tomber un certain nombre de butineuses qui avec empressement regagneront l'abri des cadres du corps de ruche. Avec une balayette je brosse avec délicatesse les récalcitrantes (je dis bien brosser et non piquer), je range les cadres dans la boîte à rayons naturellement étanche. Et ainsi cadre après cadre. Tous les 3 ou 4 cadres, un petit jet de fumée toujours rasante aide à maintenir le calme.
2) Récolte par hausse complète : Grâce à un appareil que l'on trouve dans le commerce, le chasse abeilles. C'est un plateau couvre-cadres qui ne permet le passage des abeilles que dans un sens. Ce plateau est intercalé la veille au soir entre la ruche et sa hausse ; pendant la nuit les abeilles sont descendues à la rencontre de leur reine et le lendemain matin, la hausse est pratiquement vide et peut être récoltée très rapidement, sans aucune excitation au rucher. Après extraction, à la nuit tombante, on enlève le chasse abeille et on redonne la hausse dont les cadres ont été préalablement vaporisés avec de l'eau. C'est de loin le procédé que je préfère. Un dernier petit truc : ne perdez pas de temps à chasser la petite récalcitrante qui colle à son miel. Pendant le transport des cadres entre le rucher et votre extracteur, les vibrations chasseront les dernières attardées.
3) Récolte par soufflerie : C'est du domaine des professionnels. On retire la hausse et avec une soufflerie on expulse toutes les abeilles. C'est brutal mais expéditif.
Extraction
Les rayons récoltés sont transportés à la miellerie pour être extraits de suite, pendant que le miel est encore chaud. La miellerie est un local propre, sec, bien ventilé avec possibilité de chauffage et de déshumidification. Il devra posséder une source d'eau si possible chaude et être inaccessible aux abeilles. Ce local doit être aménagé de façon à faciliter le travail de l'apiculteur au maximum. L'outillage minimum comprend un extracteur en inox, des seaux inox ou en plastique alimentaire, un bac à désoperculer, un maturateur inox ; des éponges et chiffons pour nettoyer les bavures de miel. Rien n'est plus dangereux que des opercules sous les talons.
Il ne faut pas oublier que le miel est un produit acide et que seul l'inox ou le plastique alimentaire donnent toute garantie de conservation sans altération. D'autre part le miel est un produit alimentaire et son travail doit respecter les règles d'hygiène comme tout produit alimentaire ainsi que les règles spécifiques au produit miel.
Les cadres sont désoperculés sur les deux faces avec une herse ou un couteau électrique, placés dans l'extracteur et centrifugés sur les deux faces également. Le miel recueilli passera par un tamis à double filtre : un premier à mailles larges pour recueillir les plus grosses impuretés (des fragments de cire), un second à mailles plus fines permet de retenir les plus petites particules.
Le miel est un produit hygroscopique, c'est-à-dire qu'il absorbe l'humidité de l'air. Pendant l'extraction, les gouttes projetées contre les parois de l'appareil éclatent en une multitude de petites gouttelettes qui absorbent l'humidité ambiante du local. On devra donc veiller à ce que ce local soit toujours très sec. Pour le contrôler, la miellerie sera équipée d'un hygromètre couplé à un thermomètre (ce n'est pas cher).
Pour obtenir un miel de bonne qualité, l'humidité relative de la miellerie devrait être <40 % pendant l'extraction et <60 % pendant la maturation. Des déshumidificateurs permettent d'obtenir ces chiffres.
La maturation
Le produit issu de l'extracteur est versé après filtration dans un maturateur. C'est un récipient en inox de contenance variable, qui en une huitaine de jours, dans une ambiance à 25-30° permet la décantation du miel, c'est-à-dire qui permet au miel de rejeter vers la surface les bulles d'air emprisonnées par la centrifugation et les petites impuretés que les filtres n'ont pas pu retenir. Avec un coupe-pâte on récupère régulièrement l'écume qui surnage à la partie haute du maturateur. On peut accélérer ce processus de décantation en remuant la masse de miel de temps en temps.
Après maturation le miel peut-être soutiré et mis en pots ou en seaux hermétiquement fermés pour être stockés dans un local sombre, à température constante de 10 à 14 degrés. Ainsi votre récolte pourra se conserver sans risque pendant plusieurs années.

Sources : http://apiservices.com